The making of…

Vlady: de la revolución al renacimiento
par Jean-Guy Rens
 

De gauche à droite :
Jean-Guy Rens, Isabel Diaz, Vlady

De l'été 1997 au début 2000, j'ai interviewé Vlady dans son atelier de Cuernavaca en but d'écrire « le livre de Vlady » – ce qui devait être Vlady : de la révolution à la renaissance, avant de devenir en cours de route Vlady: de la revolución al renacimiento . Deux fois par an, je séjournais un mois à Cuernavaca, généralement dans sa maison – une petite maison simple, mais recouverte de bougainvilliers à l'année longue (une fois qu'Isabel était souffrante, je logeais chez des voisins).

Poco a poco, comprendí que había que dejarlo hablar para no interrumpir su inspiración. Era, justamente, en esas brillantes digresiones cuando daba lo mejor de sí. Sin embargo, como soy porfiado, obstinado, al día siguiente – o a la semana siguiente – le volvía a repetir la misma pregunta hasta obtener la “buena” digresión. Vlady terminó por comprender mi juego, sonreía y finalmente, se dejaba.


Jean-Guy et Vlady
(août 1997)

Vlady se levait vers 10h00 et, rasé de frais, frictionné à l'eau de Cologne, il jaillissait de sa chambre, l'intelligence frémissante, déjà à l'affût d'une question d'actualité ou carrément métaphysique. Il déjeunait en vitesse et : au travail ! Nous nous enfermions dans l'atelier monumental, immense salle où flottaient en permanence des effluves d'essence de térébenthine et d'acides divers – ingrédients indispensables à la bonne peinture. Une paroi entièrement vitrée donnait sur le jardin où se dressait le masque mortuaire de Victor Serge. J'ouvrais un cahier d'écolier et je mettais enmarche l'enregistreuse Sony de qualité professionnelle (il fallait un équipement capable de capter les moindres murmures au loin car Vlady se levait souvent sans crier gare et continuait à parler en cherchant un livre ou en mélangeant des couleurs à l'autre bout de la salle). Commençait alors un feu d'artifice intellectuel où Bellini répond par anticipation à Duchamp et Vernadsky recouvre malicieusement le matérialisme grisonnant de Marx d'une couche irisée de noosphère…


Buste de Trotsky
(août 1997)

Ce qui frappe chez Vlady est son atemporalité. Il nous ouvre la porte d'un monde où des Anciens Bolcheviques argumentent sur la nature de l'État soviétique, tandis qu'entre les monumentales colonnes de granit de la Cathédrale Saint-Isaac , le gamin Vlady joue aux conspirateurs de gauche avec le petit-fils de Trotsky. À prime abord, ce qui m'avait fasciné chez Vlady est cette discontinuité temporelle qui permettait soudain de pénétrer dans des mondes disparus. Zinoviev cessait d'être un personnage historique pour devenir le voisin de palier de l'hôtel Astoria. Assise sur les marches du podium, la mère de Vlady prenait en sténo un discours de Lénine… Je suis persuadé qu'une grande partie de la fascination qu'a exercée Vlady sur les intellectuels de gauche provenait de cette capacité qu'il avait de faire voyager dans le temps.

Ce que j'ai découvert en faisant « le livre de Vlady » est une autre distorsion de la structure spatio-temporelle en comparaison de laquelle la révolution soviétique était une simple escapade. Ce nouveau tunnel dans le temps menait directement dans les palais et basiliques de la Renaissance au sein de laquelle Vlady circulait avec la même aisance que dans le terrain vague du goulag. Quand le vieux Bellini tire les vers du nez d'Antonello de Messine, Vlady s'enthousiasme. Il perce les secrets d'Antonello avec la même jubilation cachée que Jacopo Bellini quand il guignait son ami en train de peindre : « tiens donc, cet enduit, qu'est-ce que c'est ? et ça, ne serait-ce pas de l'essence de genévrier ? » Et Vlady d'expliquer avec ravissement que, sans le vol des secrets alchimiques d'Antonello, pas de Titien, pas de Tintoret, pas de Tiepolo, ni de Véronèse. C'est dans l'atelier de la dynastie des Bellini, Jacopo et surtout Giovanni, que tous les maîtres vénitiens ont appris leur métier.


Vlady devant le masque mortuaire
de Victor Serge
(août 1997)

La révolution bolchevique était un simple effet de mémoire qui pouvait encore s'expliquer par des liens de la causalité classique : Vlady avait passé son enfance en compagnie des amis de son père Victor Serge qui étaient tous des anciens révolutionnaires hors du commun. En puisant dans ses souvenirs, il pouvait les faire revivre avec leur époque à la fois trouble et exaltante. Par contre, la Renaissance était l'accomplissement personnel de Vlady. À force de travail et de recherche passionnée, il avait basculé dans un prodigieux raccourci d'espace- temps qui l'avait mis en contact avec les grands mages de la peinture classique. Il est certain que dans la deuxième moitié de sa vie (après 1968), la grande affaire de Vlady fut la Renaissance. Jour après jour, au fil des entretiens, j'accompagnais Vlady au-delà de la porte des étoiles dans un univers fabuleux où le Caravage avait infiniment plus de réalité que tous les Duchamp et Picasso du 20 e siècle. Vlady se colletait avec des géants issus de l'histoire de l'art universel. Les bolcheviques de la première heure avaient constitué sa première effraction spatio-temporelle, la plus évidente, la plus facilement compréhensible. Au contraire, pour mettre à jour « sa » Renaissance, il m'a fallu la longue discussion-rédaction du « livre de Vlady » pour découvrir le nouveau point lumineux où il avait élu en toute liberté sa véritable patrie. Dans l'œuvre vladinienne, la révolution est ce qui est reçu, tandis que la Renaissance est sa conquête.

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Comme je ne voulais pas imposer une vision univoque de l'artiste Vlady, il fallait que son livre fût polyphonique. C'est ainsi que je conviais ses amis Michel Lequenne, Ernst Neizvestny, Edgar Morin, etc. à donner leurs points de vue. Dans mon esprit, le livre ne devait pas éviter la polémique. C'est ainsi que je sollicitai Carlos Monsiváis, Alberto Gironella, Raquel Tibol, etc. Cette dernière refusa avec hauteur : « Tout ce qu'il y avait à dire sur Vlady, je l'ai déjà écrit. Je ne vais pas revenir là-dessus. » Vérification faite, Raquel Tibol avait produit quelques descriptions scolaires de l'œuvre de Vlady, principalement la fresque La Revolución y los elementos , sans la moindre trace d'analyse. Rien qui vaille la peine d'être publié à nouveau. Tout différent fut l'accueil d'Alberto Gironella : tout d'abord surpris que je l'appelle, il avait accepté d'être interviewé. Le matin même du rendez-vous, une mauvaise grippe le contraint d'annuler la rencontre. On se donna rendez-vous l'année suivante. Nous étions en novembre 1998. Malheureusement, l'an suivant, quand je revins au Mexique, il était mort. Finalement, seul Carlos Monsiváis joua le jeu et n'hésita pas à croiser le fer avec Vlady au cours d'un entretien mémorable dans un salon de thé de la rue Londres. En fait, il s'agissait d'un dialogue à trois car il était venu en compagnie du caricaturiste El Fisgón qui avait ses propres vues sur l'œuvre de Vlady qu'il considérait comme « le meilleur dessinateur du 20 e siècle et peut-être même plus. » (1) Pour rendre justice à cette discussion pétillante d'intelligence, il m'aurait fallu une meilleure connaissance de l'espagnol : les réparties fusaient sans discontinuer, en outre, des admirateurs interrompaient sans discontinuer mes deux interlocuteurs, bref, le brouhaha du salon de thé avait rendu l'enregistrement presque inaudible.


Vlady et Jean-Guy
(août 1997)

Début 2000, je décidai de mettre fin à l'aventure du « livre de Vlady » qui, sans cela, aurait pu continuer indéfiniment. De nos multiples mois d'enregistrement et de notes manuscrites, j'avais bien de quoi écrire quatre à 500 pages, sans crainte d'étirer la sauce. La richesse des entretiens de Vlady me laisse encore pantelant intellectuellement, spirituellement et culturellement. Mais il fallait mettre un point final, sous peine de prendre place dans les rangs des innombrables Pénélope occupées à tisser leurs toiles grandioses, mais jamais finies. Arbitrairement, je décidai de tout interrompre le jour où je recevrais le texte de Régis Debray. Bousculé par les mille tracas de la vie parisienne, ce dernier repoussait sans cesse la date de livraison de son texte. J'avais bien proposé de l'interviewer pour lui simplifier la tâche. Mais il ne voulait rien simplifier : « Non, non, Vlady est bien trop important pour une interview. Je tiens à rédiger un texte. » En janvier 2000, Régis Debray trouva même le moyen d'aller à Cuernavaca tourner une émission de télévision sur Vlady pour le compte d'ARTE plutôt que de rédiger son texte. Chaque fois que je passais à Paris, j'accomplissais le pèlerinage de l'appartement de la rue de l'Odéon. En vain. Régis Debray parlait du Québec incertain, du socialisme en faillite, de médiologie et d'Internet, mais d'article, point. Je finissais par me désespérer : d'une part, je considérais impossible de publier « le livre de Vlady » sans Régis Debray et, par ailleurs, celui-ci n'écrivait pas son texte. Nous en étions là quand en avril 2000, au retour d'un voyage d'affaires en Tunisie, je fis escale à Paris et Régis Debray me remit le texte comme la chose la plus naturelle au monde au cours d'une soirée des Cahiers de médiologie aux éditions Fayard.

Quand je m'étais lancé dans l'aventure du livre, j'avais posé comme conditions à Vlady qu'il ne verrait pas le texte avant publication. Je craignais son esprit perfectionniste qui l'aurait poussé à remettre en question des détails insignifiants ou à censurer des passages qui lui auraient déplu. Il avait accepté sans discuter comme allant de soi. Toutes nos discussions ont pu se dérouler dans une atmosphère de totale liberté dans laquelle Vlady se laissait aller en toute confiance. (2) De mon côté, j'étais bien résolu à ne pas en profiter pour commettre des indiscrétions sur sa vie privée. Ce qui m'intéressait était l'artiste Vlady, sans autre. Cette retenue m'a d'ailleurs peut-être inconsciemment incité à sous-estimer la veine érotique de l'œuvre de Vlady, non pas que je fasse l'impasse sur sa production érotique à quoi une longue section du livre est consacrée. Mais l'érotisme est bien d'avantage qu'un thème dans l'œuvre de Vlady : c'est une dimension fondamentale du phénomène vladinien (l'indissociable noyau œuvre-vie). C'est une formule de Teresa del Conde lors du lancement du livre en juin 2006 qui m'a mis sur la piste, elle notait en passant, comme allant de soi, « les deux pôles de l'œuvre de Vlady qui sont la révolution et l'érotisme. » J'avais bien vu la révolution, une bonne moitié du livre lui est consacrée. Je n'avais pas compris l'effet structurant de l'érotisme sur le phénomène Vlady. Il y a très certainement là une piste importante à suivre pour la suite de l'analyse critique de l'héritage vladinien car je suis persuadé que cette œuvre ne manquera pas d'en susciter une réflexion abondante.

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Originellement, le livre devait sortir aux éditions de L'Âge d'homme dont Vladimir Dimitrijevic est le directeur. Cette perspective enchantait Vlady : « mais c'est merveilleux, Dimitrijevic est l'éditeur des dissidents ! » Qui plus est, Dimitrijevic était l'éditeur de l'oncle de Vlady : Pierre Pascal. Par la suite, dans ma quête d'intellectuels et d'artistes capables de parler de l'œuvre de Vlady, j'aboutis dans le bureau de Jaime Labastida qui est le directeur des éditions Siglo XXI. Tout de suite, il me demanda si les droits espagnols étaient déjà pris. Ils ne l'étaient pas. On tomba immédiatement d'accord pour faire plus qu'une simple traduction, une véritable coédition L'Âge d'homme-Siglo XXI. J'avais même poussé le souci jusqu'à négocier avec Lucía García Noriega qui dirigeait le Centre culturel du Mexique à Paris pour organiser une mini-exposition composée de dessins et de gravures facilement transportables ainsi que de quelques tableaux déjà en France (Michel Lequenne avait généreusement mis à ma disposition tout ce qu'il possédait de Vlady) à l'occasion de la sortie du livre Vlady : de la révolution à la renaissance . À la suite des reports successifs de la publication, la direction du Centre culturel du Mexique passa aux mains de Jorge Volpi qui confirma l'engagement de sa devancière. Parallèlement, l'ambassade de France à Mexico avait promis de financer la traduction espagnole de l'ouvrage. Tout était prêt pour une sortie parisienne quand le mauvais sort compromit tout ce bel édifice patiemment mis en place.

En mars 1999, les avions de l'OTAN commencèrent à bombarder la Serbie afin de contraindre son président Slobodan Milosevic à cesser la politique de nettoyage ethnique qu'il avait mise en place au Kosovo. Dimitrijevic, qui est d'origine yougoslave, réagit comme un nationaliste serbe et décide de briser le blocus commercial qui frappe sa patrie : il ouvre une librairie franco-serbe à Belgrade. Quand je le rencontre en novembre au Salon du Livre à Montréal, il me confia avec ingénuité : « Il y a une frénésie de lire à Belgrade. Tout le monde lit de la vraie littérature, discute ce qu'il vient de lire, donne son avis, prend partie. Malheureusement, il n'y a pas d'argent. » Il regarde autour de nous la foule montréalaise qui se bouscule devant les kiosques de livres de cuisine, de jardinage ou de conseils pratiques : comment devenir millionnaire, la santé par le zen… Soupir. Dimitrijevic ajoute : « C'est tout le contraire d'ici. » Bien entendu, Dimitrijevic engloutit tout le budget déjà modeste de L'Âge d'homme dans l'aventure serbe et quand vint le temps de publier Vlady : de la révolution à la renaissance , il se retrouvait complètement démuni. Il me demanda si Vlady pouvait garantir l'achat d'un certain nombre d'exemplaires. Je refusai avec hauteur. Il me semblait que dans cette société d'abondance où les livres les plus médiocres trouvaient un éditeur, publier un livre à compte d'auteur était un aveu d'impuissance, une humiliation sans nom, bref, une défaite.

Au même moment, les éditions Siglo XXI étaient paralysées par une crise somme toute très comparable. Une élection présidentielle devait avoir lieu en juillet 2000 et le frère du directeur des éditions Siglo XXI, Francisco Labastida, se présentait aux élections présidentielles sous les couleurs du PRI. Jaime Labastida consacrait évidemment tout son temps à la campagne électorale. En tant qu'intellectuel de la famille, il écrivait les discours de son frère et Dieu sait si un candidat en prononce des discours au cours d'une course à la présidence… Comble de malheur pour mon projet de coédition, le PRI qui avait monopolisé le pouvoir au Mexique pendant plus de 70 ans, perdit les élections et les ondes de choc se répercutèrent jusque dans les officines de Siglo XXI. Au Mexique comme en Suisse, « le livre de Vlady » était bloqué par les avatars de l'histoire.

Je dois reconnaître qu'à la fin de cette année 2000, j'avais perdu tout espoir de publication. Faute de mieux, je mis en ligne le texte de Vlady : de la révolution à la renaissance sur le site www.vlady.org que j'entretenais depuis décembre 1997. M'estimant dégagé de mon obligation de réserve vis-à-vis de Vlady, je lui remis le manuscrit. Que m'importaient désormais d'hypothétiques tentatives de censure ? D'ailleurs, il n'émit aucune réserve sur mon texte, ni sur aucun autre. Il accueillit les propos de Carlos Monsiváis comme tout naturels. La contribution de François Maspero l'émut tout particulièrement. Bref, il se révéla bon lecteur et manifesta une tolérance qui tranchait entièrement avec sa réputation de bretteur et de provocateur. Les revers éditoriaux ne semblaient pas l'affecter outre mesure. Cela faisait partie de l'air du temps. Alors que j'avais abandonné tout espoir, Vlady, lui, continua à tisser patiemment la toile qui devait mener à la publication.

Tout d'abord, il réussit à convaincre Tessa Brisac de traduire l'ouvrage. Il n'aurait pu mieux choisir. Celle-ci ne se contenta pas de traduire fidèlement le texte, elle s'y engagea toute entière et entreprit de retracer toutes l'origine de toutes les citations espagnoles qui n'étaient pas toutes évidentes. Elle n'hésita pas à questionner le texte quand elle estimait qu'il y avait des erreurs. Parfois, je rejetais ses arguments : ainsi quand elle évoqua « el relato del asesinato » pour traduire la phrase : «Victor Serge ouvre ses Mémoires d'un révolutionnaire par le récit de cet assassinat… » en mettant dans la marge : « En français assassinat semble une condamnation, bizarre dans le contexte, d'où ma correction. » Non, lui répondis-je avec véhémence, quand on tue on homme, fût-il un dictateur, on commet un assassinat. Plus souvent, c'est Tessa Brisac qui avait raison. Ainsi, en regard de ma phrase sur Anita Rusakov : « Torturée pendant trois mois, elle avait accusé Serge de trahison. » – elle inscrivit : «  Dans l'édition Bouquins des mémoires de Serge, Jean Rière présente une autre version des 'aveux' d'Anita Rusakov, et défend energiquement sa mémoire; vérifier? » Bien sûr qu'il fallait vérifier et corriger ! Fin 2002, la version espagnole Vlady: de la revolución al renacimiento était née.


Jean-Guy dans l'atelier de Vlady
(août 1997)
Parallèlement, Vlady multipliait les démarches auprès des multiples organismes culturels mexicains pour débloquer des fonds. Le Mexique est sans doute l'État contemporain qui investit le plus dans la culture – toutes proportions gardées. À la base de l'identité mexicaine, il y a une équation implicite : nation = culture. Par contre, la prolifération bureaucratique n'épargne pas les institutions culturelles. Trois ans durant, Vlady dut batailler avant d'obtenir que le CONACULTA ne subventionne la publication sous forme d'une coédition avec Siglo XXI. Il le fit seul, sans mon aide, il faut bien que je l'avoue, même si c'est difficile. Début 2005, tous les fils étaient attachés et « le livre de Vlady » était en marche quand, ultime pied de nez du destin, la maladie frappa mon ami : tumeur au cerveau. Il eut quand même la possibilité de voir les premières épreuves de l'édition de Siglo XXI avant d'être emporté par le mal en juillet 2005. Tout le reste de l'année fut consacré à la révision des épreuves et à l'assemblage des illustrations grâce à l'utilisation intensive d'Internet – plus de 200 courriels échangés entre le Mexique et le Canada.

Tel est, en résumé, l'histoire de la « fabrication » de Vlady: de la revolución al renacimiento.

Ottawa, juin 2006.

 

(1) Pseudonyme de Rafael Barajas, caricaturiste vedette du quotidien de gauche La Jornada .

(2)Tous les entretiens avec Vlady ont eu lieu en français, à l'exception d'une visite commentée de la fresque La revoluci ó n y los elementos en compagnie d'amis mexicains et des entretiens avec Isabel.

 

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